Rôle de l’exposition aux médias, du stress parental et de la qualité de vie dans le développement précoce du langage et de la communication de l’enfant de moins de 24 mois

Magnette, Gloria ; Mersch, Pauline
(2021)

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Details

Supervisors
Vanderauwera, Jolijn ; Bonnet, Camille
Faculty
Faculté de psychologie, logopédie, sexologie et des sciences de la famille
Degree label
Master [120] en logopédie, à finalité spécialisée
Abstract
À ce jour, de nombreux facteurs de risque génétiques, biologiques et environnementaux ont pu être mis en évidence dans la littérature afin d’expliquer les différences observées dans le développement langagier de l’enfant (Rogers et al., 2015). Par ailleurs, les recherches portant sur les facteurs de risque environnementaux familiaux associés à des difficultés du développement du langage oral se sont généralement focalisées sur le niveau socio-économique, les antécédents familiaux de troubles du langage et, dans une moindre mesure, l’exposition à différentes toxines de l’environnement. Cette étude s’est inscrite dans le cadre d’un projet plus large d’Étude sur le développement du Langage chez l’ENfAnt (projet ELENA), mené par le LANCOM lab à l’Institut de Recherche en Sciences Psychologiques (IPSY) de l’UCLouvain. Il s’agit d’un projet de recherche longitudinal qui étudie les facteurs prédictifs et les bases neurocognitives du Trouble Développemental du Langage (TDL). Nous avons cherché à étudier d’autres facteurs de risque susceptibles d’influencer le développement langagier des jeunes enfants par rapport aux facteurs généralement analysés dans la littérature liée à ce domaine. Nous avons étudié trois facteurs de l’environnement familial, à savoir le temps d’exposition aux médias électroniques, le stress parental et la qualité de vie de l’enfant, afin de comprendre le rôle de ces trois facteurs environnementaux familiaux dans le développement précoce du langage et de la communication des jeunes enfants de moins de 24 mois. Nous avons mené cette étude auprès de 9 enfants âgés de 9 à 21 mois en combinant l’utilisation de questionnaires parentaux (i.e. PSI-4-SF, QUALIN, IFDC) à celle du système Language ENvironnement Analysis (LENA), un outil de mesure innovant permettant de récolter des données sur le développement et l’environnement langagier des enfants en milieu naturel. Nous avions fait l’hypothèse qu’un temps d’exposition élevé aux médias électroniques ou un stress parental particulièrement élevé sont tous deux associés à un niveau du langage et de la communication plus faible, en comparaison avec le groupe contrôle. Nous avions également émis l’hypothèse que les enfants avec une qualité de vie plus faible présentent un niveau de développement du langage et de la communication plus faible en comparaison avec les enfants qui ont une qualité de vie dans la norme. Afin de tester nos hypothèses, nous avons effectué des tests t modifiés de Crawford et Howell (1998) et des analyses graphiques qualitatives. Les résultats ne nous ont pas permis d’aller dans le sens de nos hypothèses. En effet, les enfants davantage exposés aux médias électroniques produisaient plus de mots que le groupe contrôle et ceux dont les parents rapportaient un niveau de stress élevé vocalisaient plus et étaient engagés dans plus de tours de conversations. L’analyse graphique qualitative de la qualité de vie ne nous a pas permis de dégager des conclusions claires. La mise en lien de nos résultats avec la littérature, ainsi que la présentation des limites de notre étude, nous ont permis de mieux appréhender les résultats obtenus dans le cadre de cette étude. Les recherches futures pourraient analyser les rôles de ces trois facteurs dans le développement du langage et de la communication en les combinant à d’autres facteurs de risque, comme le préconise la littérature.