STEAP 1 comme nouvelle cible dans le traitement immunologique du cancer de la prostate métastatique hormono-résistant

(2026)

Files

Saheb_Yanis_26141900_2025-2026.pdf
  • UCLouvain restricted access
  • Adobe PDF
  • 2.84 MB

Details

Supervisors
Faculty
Degree label
Abstract
Le cancer de la prostate métastatique résistant à la castration (mCRPC) demeure une maladie incurable malgré des avancées majeures dans les thérapies ciblant le récepteur aux androgènes. Bien que les traitements actuels améliorent la survie globale, des résistances thérapeutiques apparaissent inévitablement, soulignant la nécessité de nouvelles cibles thérapeutiques plus spécifiques. STEAP1 (Six Transmembrane Epithelial Antigen of the Prostate) s’est imposé comme un candidat prometteur en raison de son expression élevée et homogène dans le cancer de la prostate, en particulier aux stades métastatiques et résistants à la castration. Ce travail examine le rôle biologique, les caractéristiques structurales et l’intérêt thérapeutique de STEAP1 dans le mCRPC. STEAP1 est une protéine transmembranaire appartenant à la famille STEAP, présentant une structure atypique dépourvue d’activité réductase intrinsèque. Les données expérimentales suggèrent que STEAP1 contribue à la progression tumorale en favorisant la survie cellulaire, la prolifération et la communication intercellulaire au sein du microenvironnement tumoral. Son expression limitée dans les tissus normaux et sa surexpression fréquente dans les lésions métastatiques en font une cible attractive pour les approches d’immunothérapie. Ce résumé présente les principales stratégies d’immunothérapie ciblant STEAP1, incluant les vaccins thérapeutiques, les anticorps monoclonaux, les anticorps bispécifiques et les thérapies CAR-T. Les essais cliniques ont montré une bonne tolérance des vaccins anti-STEAP1 sans bénéfice significatif sur la survie, tandis que les anticorps bispécifiques, en particulier le Xaluritamig, ont montré des résultats préliminaires encourageants. Les thérapies CAR-T ciblant STEAP1 restent en cours d’évaluation, avec des limites persistantes dans les tumeurs solides.