Le rôle du microbiote intestinal dans l’efficacité de certaines chimio- et immunothérapies

(2020)

Files

Croizer_Lena_60151800_2020.pdf
  • UCLouvain restricted access
  • Adobe PDF
  • 1.27 MB

Details

Supervisors
Faculty
Degree label
Abstract
Un homme sur trois et une femme sur quatre seront atteints de cancer avant leur 75ème anniversaire, c’est pourquoi nous recherchons constamment à améliorer le traitement de cette maladie. Les chimiothérapies sont encore parmi les traitements les plus efficaces pour certains cancers, cependant les résistances aux traitements ainsi que leur toxicité jouent un rôle majeur dans l’échec de ces thérapies. Parallèlement, les thérapies ciblées et particulièrement l’immunothérapie révolutionnent le traitement du cancer. Cette dernière décennie, on a découvert de nombreuses fonctions au microbiote, dont différents rôles dans l’efficacité ou la toxicité de chimiothérapies ou immunothérapies. En effet, le microbiote interagit de manière significative avec notre métabolisme, notre système immunitaire ou encore avec le cancer lui-même. Ce mémoire vise à éclaircir ces liens et plus particulièrement à comprendre comment moduler le microbiote pourrait améliorer l’efficacité, ou diminuer la toxicité de certains traitements du cancer. En cherchant des articles scientifiques sur pubmed ou google scholar (entre autres) et analysant les résultats d’études portant sur le sujet, on se rend compte de l’impact important qu’a le microbiote dans l’efficacité ou la toxicité de traitements chimiothérapeutiques tels que le cyclophosphamide ou les sels de platine, mais aussi de traitements immunothérapeutiques tels que les thérapies par inhibiteurs de points de contrôle (anticorps anti-PD-1/PD-L1 ou anti-CTLA-4) ou les thérapies par CpG-ODNs. Les mécanismes impliquant le microbiote dans l’efficacité de ces traitements n’est pas toujours totalement élucidé et ce domaine nécessite encore beaucoup de recherche. Ainsi, de nombreuses pistes de modulation du microbiote (probiotiques, prébiotiques, synbiotiques, antibiotiques, transplantation fécale, utilisation du microbiote comme facteur pronostique,...) sont actuellement explorées par les chercheurs afin d’améliorer la qualité de la médecine personnalisée.