"Poor creatures" and "Frankenpeople": A comparative analysis of alternative species in Kazuo Ishiguro's Never Let Me Go (2005) and Margaret Atwood's MaddAddam trilogy (2003-2013)
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- The dystopian genre is particularly appreciated for its tendency to comment, directly or indirectly, on numerous aspects of a society, more often than not on modern Western societies. To do so, authors of the genre often employ different strategies, amongst which the creation of new species. This is the case with Kazuo Ishiguro’s Never Let Me Go (2005) and Margaret Atwood’s MaddAddam trilogy (2003-2013). Via a thorough analysis of the alternative species these writers portray (the clones and Crakers respectively), this dissertation aims to show that these supposedly non-human species are actually not as inhuman as one may think. This piece of work tackles various aspects related to these alternative species, such as their relation to different art forms (music and writing, amongst others) and their approach to death. It additionally dives into their relations with and to other forms of life, mainly ordinary humans and animals. This dissertation suggests a redefinition of the dichotomies between species that are deeply ingrained in most Western societies. Instead of those embedded separations, it proposes to imagine a continuum on which species and individuals are able to travel depending on the situations in which they find themselves. It also addresses concepts such as transhumanism and posthumanism, which help understand the position of the human in this world and its potential redefinition. More generally, this thesis aims to suggest moving away from the Home sapiens’ anthropocentric vision and exploring new possibilities for the future of the human species, as do the books at the heart of this study.De nos jours, le genre littéraire de la dystopie est particulièrement apprécié pour sa tendance à commenter, directement ou indirectement, de nombreux aspects des sociétés actuelles, surtout occidentales. Pour ce faire, les auteurs ont souvent recours à différentes stratégies, parmi lesquelles la création de nouvelles espèces. C’est le cas de Kazuo Ishiguro dans Never Let Me Go (2005) et de Margaret Atwood dans la trilogie intitulée MaddAddam (2003-2013). A travers une analyse en profondeur des espèces alternatives à l’espèce humaine que ces deux écrivains proposent (respectivement les clones et les « Crakers »), ce travail vise à montrer que ces espèces considérées comme non-humaines ne sont peut-être pas aussi inhumaines qu’on ne le pense. Cette étude aborde différents aspects qui caractérisent ces nouvelles espèces, parmi lesquels leur rapport à plusieurs formes d’art (notamment à la musique et à l’écriture) et à la mort. Elle se plonge également dans les relations entre ces individus et d’autres formes de vie, principalement humaines et animales. Ainsi, ce travail propose une redéfinition des dichotomies, bien ancrées dans une grande partie des sociétés occidentales actuelles, entre différents types d’espèces. Il s’agit alors d’imaginer, plutôt que ces séparations relativement strictes, un continuum sur lequel les espèces et individus peuvent voyager selon les situations dans lesquelles ils se trouvent. Cette recherche aborde également des concepts tels que le transhumanisme et posthumanisme, qui permettent de comprendre la place de l’être humain dans ce monde et d’en concevoir une potentielle redéfinition. De manière plus générale, il s’agit de proposer une remise en question de la vision anthropocentrique de l’homme et d’imaginer de nouvelles possibilités pour le futur de l’espèce humaine, comme le font les récits au cœur de ce travail.