En quoi l’application d’indicateurs ESG normés influence-t-elle le reporting ESG et la justification des opérations des entreprises au regard de leur performance environnementale ?

(2026)

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Ce mémoire se penche sur l'impact de la normalisation du reporting ESG sur la façon dont les entreprises communiquent et justifient leurs opérations en matière de performance environnementale. Avec des réglementations qui deviennent de plus en plus strictes, comme la directive CSRD, le reporting ESG est devenu un outil clé pour la gouvernance et la légitimité. Mais il soulève aussi des questions sur sa capacité à vraiment refléter les impacts environnementaux réels. Pour aborder ce sujet, on utilise plusieurs théories, comme celle des parties prenantes et la théorie du signal. On fait aussi une distinction entre performance environnementale apparente et performance réelle. Cela aide à mieux comprendre comment le greenwashing se manifeste dans un cadre de reporting normé. La méthodologie se base sur une analyse qualitative et longitudinale des rapports ESG de cinq entreprises du secteur énergétique : TotalEnergies, ENGIE, Shell, Eneco et Q8/Kuwait Petroleum Corporation, sur la période 2019–2025. En plus, on inclut des tableaux comparatifs d’indicateurs environnementaux. Les résultats montrent que même si la normalisation du reporting ESG ne fait pas disparaître le greenwashing, elle en change les formes. Elle peut renforcer la crédibilité et la conformité aux standards, mais souvent, il y a encore un écart entre ce qui est présenté et ce qui est réel. Cet écart vient en partie de l'utilisation d'indicateurs d'intensité, du traitement du scope 3 comme une contrainte externe, de la projection d'objectifs climatiques à long terme, et de la complexité croissante des documents nécessaires. L'analyse comparative révèle aussi des profils différents selon combien chaque entreprise dépend des activités fossiles et leur niveau de maturité en matière de reporting. En conclusion, même si la normalisation du reporting ESG semble être une condition nécessaire pour améliorer les performances environnementales, ce n'est pas suffisant. Tant qu'il n'y a pas de contraintes plus fortes sur les émissions absolues et l'allocation du capital, ça pourrait bien encourager des formes de greenwashing qui sont normées et institutionnalisées.