Freins psychologiques et sociétaux au recours à la sexothérapie chez les jeunes femmes : une approche par la théorie des comportements planifiés

(2026)

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Malgré l’impact que peuvent avoir les difficultés sexuelles sur le bien-être, peu de jeunes femmes ont recours à la sexothérapie. Ce mémoire cherche à comprendre ce qui peut freiner cette démarche mais aussi ce qui peut encourager certaines femmes à consulter. L’étude s’intéresse plus particulièrement aux facteurs psychologiques et sociétaux qui influencent le recours à la sexothérapie chez les jeunes femmes présentant des difficultés sexuelles. Cette recherche repose sur une approche qualitative et s’appuie sur la Théorie du comportement planifié d’Ajzen. Des entretiens semi-directifs ont été réalisés auprès de jeunes femmes âgées de 18 à 29 ans rapportant des difficultés sexuelles. Les entretiens ont ensuite été analysés à l’aide d’une analyse thématique inspirée des travaux de Braun et Clarke. Les résultats montrent que plusieurs éléments peuvent freiner le recours à la sexothérapie. Parmi ceux-ci reviennent souvent la honte, la peur du jugement, la difficulté à parler de sexualité, la tendance à minimiser ses difficultés ou encore le manque d’informations sur la sexothérapie. Certaines participantes évoquent aussi des obstacles plus concrets comme le coût des consultations, le manque de professionnels identifiés ou l’impression que leurs difficultés ne sont “pas assez graves” pour consulter. Ce travail met en évidence l’importance des représentations sociales de la sexualité et des normes entourant les difficultés sexuelles dans le processus de recherche d’aide. Il souligne également la nécessité de rendre la sexothérapie plus visible et plus accessible auprès des jeunes femmes.