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ElKafil_Kawtar_34241400_2022-2023.pdf
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- La sclérose en plaques (SEP) est une maladie inflammatoire chronique démyélinisante et neurodégénérative du système nerveux central. Elle touche préférentiellement les femmes, avec une apparition plus précoce et des rechutes plus fréquentes. Les hormones sexuelles telles que les œstrogènes, la progestérone, la prolactine et la testostérone peuvent donc jouer un rôle dans l'évolution de la maladie. Le cycle menstruel, la grossesse et la période post-partum peuvent également influencer l'évolution clinique de la SEP. Des études cliniques et des modèles expérimentaux ont montré que les hormones sexuelles peuvent avoir des effets immunologiques, sur les processus de myélinisation et remyélinisation du système nerveux, ce qui en font des outils thérapeutiques potentiels, par exemple pour prévenir les rechutes chez les femmes atteintes de SEP, en particulier dans la période du post-partum. Bien que les observations épidémiologiques fournissent des arguments solides en faveur d'un rôle important des hormones sexuelles dans la SEP, il est encore nécessaire de mener des études supplémentaires pour en évaluer leur potentiel thérapeutique.