Analyse des autocorrélations à long terme chez les personnes âgées, marchant à différentes vitesses sur tapis roulant

(2010)

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La marche est une fonction primordiale qui conditionne le niveau d‟autonomie dans les activités de la vie quotidienne. Avec l‟âge, une altération physiologique de différents systèmes entraine des troubles de la marche, ce qui augmente le risque de chute, et est une cause importante de morbidité, voire même de mortalité. Ces troubles ont été objectivés par de nombreuses études portant sur l‟étude des paramètres cinétiques et cinématiques de la marche. Plus récemment, des auteurs se sont intéressés aux variabilités des cycles de pas au cours du temps, grâce aux analyses d‟autocorrélations à long terme. Le premier objectif de cette étude était de vérifier avec un haut niveau de preuve la présence de ces autocorrélations à long terme chez le sujet âgé sain marchant sur tapis roulant, par l‟utilisation simultanée de méthodes mathématiques complexes combinées (l‟analyse des étendues normalisé, la densité spectrale de puissance et la relation d). Dans un second temps, les résultats obtenus ont été comparés à trois vitesses différentes afin de tester un éventuel effet de la vitesse sur ces autocorrélations. Enfin, une éventuelle dégénérescence de ces autocorrélations a été recherchée en comparant les résultats obtenus chez des sujets jeunes et sains à ceux des sujets âgés. Chez le sujet âgé marchant sur tapis roulant, des autocorrélations à long terme ont été retrouvées aux trois vitesses de marche. Mais aucun effet vitesse sur les autocorrélations à long terme n‟a été observé. Aucun effet âge n‟est constaté en comparant les résultats des sujets âgés aux sujets jeunes et sains. Dans de futures études, il serait intéressant de tester les autocorrélations à long terme avec un protocole similaire en perturbant la marche par des stimuli extérieurs, afin de se rapprocher le plus possible de la marche de la vie de tous les jours. Différentes études précédentes ont montré des perturbations des autocorrélations à long terme chez les patients atteints de troubles de la marche d‟origine centrale (Maladie de Parkinson et de Huntington). Dans l‟idéal, le fait de comparer les autocorrélations à long terme à la marche chez les sujets sains et les patients pourrait éventuellement permettre de détecter des stades précoces de maladies neurodégénératives d‟origine centrale et ainsi envisager un traitement le plus précoce possible.