Programme d'auto-rééducation du membre supérieur chez les patients cérébro-lésés : faisabilité et utilité ?
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- But de l’étude : Les lésions cérébrales touchent de plus en plus de personnes dans le monde et ont des conséquences sur la motricité à long terme. Or, lorsque les patients rentrent à domicile après la phase d’hospitalisation, l’intensité thérapeutique a tendance à diminuer fortement. C’est pourquoi, dans le cadre de ce mémoire, nous avons établis un programme d’auto-rééducation pour membre supérieur. Le but de l’expérience est donc d’objectiver les éventuels bienfaits d’un tel programme et de voir si il est possible de le mettre en place dans le plan thérapeutique du patient cérébro-lésé. Méthode Procédure expérimentale : Chaque participant (n=9) a suivi l’expérimentation pendant 6 semaines durant lesquelles, il était demandé à chacun de travailler 1 heure par jour et cela 5 fois par semaine. Un entretien était tenu chaque semaine afin d’ajuster les consignes et la difficulté du programme proposé à chacun. Echelles d’évaluation : Six tests ont été choisis pour évaluer les participants. (Fugl-Meyer, le dynamométre de Jamar, le Box and Block test, le questionnaire de l’Abilhand, le Wolf motor function test et enfin le questionnaire Stroke Impact Scale) Analyse statistique : Pour comparer les moyennes des différentes variables entre le début et la fin de l’expérimentation, le test du T pour les variables appariées a été appliqué pour les variables suivant une distribution normale et le test non-paramétrique de Wilcoxon a été calculé pour les variables dont la distribution n’est pas normale. Résultats : Les tests paramétriques nous ont montré qu’il y avait une différence statistiquement significative (p-valeur inférieur à 0,05) entre le test d’entrée et de sortie pour les valeurs obtenues au test du dynamomètre de Jamar, au questionnaire de l’Abilhand et au score du Wolf motor function test. Et le test de Wilcoxon a souligné une amélioration significative pour la variable « temps » du Wolf motor function test. Conclusion : Cette expérience démontre bien que la mise en place d’une auto-rééducation permet de fournir tous les outils nécessaires aux patients cérébro-lésés pour prendre en main leur propre rééducation de manière intensive mais aussi de pouvoir étendre celle-ci le plus longtemps possible afin d’optimiser leur récupération motrice, et tout cela à coût réduit.