Comparaison du contrôle moteur lors d'une chute faciale entre des sportifs de haut niveau et des non-sportifs

(2013)

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La chute faciale en partant à genoux est une tâche très peu étudiée à notre connaissance. Nous nous sommes référés aux études menées sur le drop landing ou sur la « réception de chute » pour comparer nos résultats. Cependant, les auteurs se sont principalement intéressés à la différence entre garçons et filles alors que très peu d’études ont comparé sportifs (S) et non-sportifs (NS). Notre étude vise à déterminer les différences entre S et NS en se basant sur une adaptation de la méthode utilisée par Santello et al.(1998) pour calculer les temps de pré-activation musculaire au cours de la phase de chute. Nous avons également mesuré les pics de force de réaction au sol (pic Fv) et les temps de chute pour tous les sujets. Nous voulons comparer nos résultats (membres supérieurs) aux résultats concernant les drop landing (membres inférieurs). Il ressort que le pic Fv est plus élevé chez les NS et que les S réduisent davantage leur impact au sol que les NS. Le même résultat peut être observé pour les drop landing. Le temps de chute est plus élevé chez les S que chez les NS. On ne remarque pas la même tendance pour les drop. Sans doute est-ce dû aux lois physiques de la gravités qui jouent un rôle majoritaire pour cette tâche. Nous avons également pu mettre en évidence la répartition du poids de chaque sujets au moment du touch down. Il en ressort que les S appliquent une force moins élevée sur la plateforme de départ que les NS au moment de toucher le sol avec leurs mains. Ce point ne peut être comparé au drop landing, mais il est très intéressant pour mieux comprendre l’ensemble des résultats recueillis. Les timings calculés montrent que les NS tendent à activer leurs muscles plus précocement que les sportifs, et ce, malgré un pic Fv supérieur. Les résultats trouvés pour les sauts vont dans la même direction. Ceci souligne donc l’importance de l’efficacité de la contraction excentrique chez les sportifs, qui dissipent davantage l’énergie lors de l’impact au sol. Nous avons aussi remarqué, aussi bien chez les S que chez les NS, que ce sont les muscles extenseurs qui s’activent en premier lieu. Cette tendance n’est pas retrouvée pour le drop landing.