Quels sont les obstacles et les leviers perçues par les jeunes femmes bruxelloises et du brabant wallon de 18 à 26 ans concernant la vaccination contre le papillomavirus, et comment ces perceptions varient-elles selon le statut vaccinal ?
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- Introduction Le papillomavirus humain (HPV) constitue l’une des infections sexuellement transmissibles les plus fréquentes et représente un facteur majeur de risque de cancer du col de l’utérus. Malgré l’efficacité démontrée de la vaccination contre le HPV, la couverture vaccinale reste insuffisante chez certaines jeunes femmes. Cette étude visait à analyser les obstacles et les leviers perçus concernant la vaccination contre le HPV chez les jeunes femmes, en comparant les participantes vaccinées et non vaccinées. Méthodes Une étude quantitative transversale a été réalisée à l’aide d’un questionnaire en ligne diffusé via LimeSurvey. Les données ont été analysées avec IBM SPSS Statistics. Les variables qualitatives ont été comparées à l’aide du test du chi carré et les échelles de Likert à l’aide du test t de Student. Une analyse multivariée par régression logistique binaire a été réalisée afin d’identifier les facteurs associés au statut vaccinal. Résultats Au total, 161 participantes ont été incluses dans l’étude. La recommandation d’un professionnel de santé constituait le principal levier rapporté par les participantes. Les analyses mettaient également en évidence l’importance des sources d’information, des perceptions liées à la sécurité vaccinale et de l’entourage. Les tests du chi carré montraient une association significative entre le statut vaccinal et le suivi gynécologique (p = 0,022), ainsi qu’avec le statut vaccinal des frères et sœurs (p < 0,001). Après ajustement dans le modèle multivarié, seule l’influence favorable de l’entourage restait significativement associée au statut vaccinal. Discussion Les résultats soulignent que la décision vaccinale repose sur plusieurs facteurs dépassant les seules connaissances théoriques. Le rôle des professionnels de santé, l’influence de l’entourage ainsi que la qualité des informations reçues apparaissent comme des éléments importants dans les comportements vaccinaux. Les commentaires libres mettent également en évidence des préoccupations liées aux effets secondaires et à la présence de discours contradictoires. Conclusion L’adhésion à la vaccination contre le HPV dépend de multiples dimensions, notamment l’influence sociale et l’accès à une information fiable. Le renforcement des actions de sensibilisation et de la communication scientifique pourrait contribuer à améliorer la couverture vaccinale chez les jeunes femmes.