Impact Environnemental et Sociétal des véhicules électriques comparé aux véhicules thermiques

(2025)

Files

Catala_20052400_2025.pdf
  • Open access
  • Adobe PDF
  • 3.45 MB

Details

Supervisors
Faculty
Degree label
Abstract
Ce travail répond à deux questions, quels sont les impacts climatiques et quels sont les impacts sociaux liés aux véhicules électriques ? Les impacts climatiques des véhicules électriques sont favorables comparativement aux véhicules thermiques, en effet, l’utilisation des véhicules électriques permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre et ce dans tous les pays étudiés, que ce soit l’Europe, les USA ou la Chine, ce travail se concentre sur ces 3 pôles mondiaux, car ils représentent à aujourd’hui plus de 80 % des achats de véhicules électriques. La fabrication et le recyclage des véhicules électriques sont plus polluants que celui des véhicules thermiques, notamment à cause des batteries qui demande l’extraction de nombreux minerais, extraction qui nécessite beaucoup d’énergie et de chimie afin d’arriver aux minéraux finaux. L’empreinte positive est uniquement due à l’utilisation des véhicules, il sera donc d’autant plus vertueux d’utiliser des véhicules électriques dans des pays disposant d’un mix énergétique peu émetteur de carbone, tels que la France et son industrie nucléaire. L’impact écologique de l’extraction des ressources est important, la concentration des ressources dans peu de pays amènera des risques importants pour les populations locales, à la fois en termes d’exposition aux pollutions et de risque d’accès à des ressources essentielles telles que l’eau dans le désert d’Atacama qui est une importante réserve de lithium. L’extraction minière pose aussi de nombreuses questions éthiques, certains minerais essentiels tels que le cobalt sont extrêmement concentrés dans des pays pauvres tels que la République démocratique du Congo, où les populations ne profitent pas de ces ressources afin d’élever leur niveau de vie, car les exploitations sont principalement détenues par des entreprises étrangères, de plus dans certains pays, le travail des enfants est encore bien trop présent, même si de nombreuses initiatives sont en cours pour que plus aucun enfant ne doit travailler dans des mines. À cela, il faut ajouter la corruption et le laisser-faire des autorités locales, qui entraînent des assassinats de « voleurs » de poubelles des mines industrielles par les multinationales ou les forces de l’ordre. En Europe, le risque est tout autre, la casse sociale d’un secteur représentant 7 % du PIB de la zone euro et plus de 13 millions d’emplois, en effet les leaders mondiaux des voitures électriques sont l’empire du milieu, car depuis 2009, le gouvernement de Pékin a décidé d’injecter plus de 210 milliards de dollars pour la recherche et le développement tout comme l’industrialisation des voitures électriques à grande échelle. Les constructeurs chinois ont donc un avantage concurrentiel énorme puisqu’ils ont acquis une expérience certaine et des modèles de production bien rodée (en 2025, il est prévu que les constructeurs chinois sortent 90 nouveaux modèles de voitures électriques). Les récentes barrières douanières instaurées par l’UE ne sont, à ce jour, pas suffisantes pour véritablement protéger l’industrie automobile, mais elles permettront et commencent déjà à permettre un transfert de technologie de la Chine vers l’Europe.