Influence de l’obésité induite par un régime riche en graisses sur la progression du mélanome murin : Etude de la prolifération et de la migration des cellules tumorales

(2025)

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L’obésité est un problème de santé publique majeur associé à une susceptibilité à des pathologies comme certains cancers. Concernant le développement du mélanome, sous-type très agressif de cancer de la peau, certaines études suggèrent un lien avec l’obésité mais sans consensus établi. Une expérience in vivo dans le laboratoire a montré que les tumeurs de souris nourries avec un régime riche en graisses (HFD) se développaient plus rapidement que celles nourries avec un régime contrôle (ND). L’objectif de ce mémoire est l’analyse des facteurs de l’obésité influençant la croissance accélérée du mélanome murin. Nous avons montré une augmentation de l’expression des gènes de l’inflammation dans le tissu tumoral des souris HFD par rapport aux ND. In vitro, des milieux conditionnés (MC), préparés à partir d’explants de tissu adipeux de souris en conditions obèses (HFD) et non-obèses (ND) ont été utilisés pour étudier la prolifération des cellules tumorales via un test BrdU. Nous avons observé une prolifération augmentée dans les deux types de MC comparés au contrôle, mais aucune différence significative entre MC HFD et ND. Nous avons débuté la mise au point d’un scratch test permettant d’étudier la capacité de migration. L’analyse de l’expression des gènes de l’inflammation dans les explants de tissu adipeux utilisés pour la préparation des MC n’a pas montré de différence entre HFD et ND. L’absence de différence entre HFD et ND suggère que la présence d’une tumeur pourrait modifier les sécrétions du tissu adipeux. Une perspective serait alors de préparer de nouveaux MC, à partir d’explants de tissu adipeux de souris HFD et ND porteuses de tumeurs. Un scratch test pourra aussi être utilisé pour comparer la migration cellulaire dans les MC HFD et ND. Une autre perspective est la réalisation d’un test Transwell permettant d’étudier la capacité d’invasion cellulaire dans ces mêmes conditions. En conclusion, l’obésité contribue à l’inflammation tumorale, via les marqueurs F4/80 et Tnfα. Le tissu adipeux favorise la prolifération des cellules tumorales de mélanome, par la sécrétion de facteurs qui restent à identifier.