Pratiques soignantes et enjeux éthiques en oncologie : La place de la qualité de vie des patients
Files
Mpozayo_51302000_2025.pdf
Closed access - Adobe PDF
- 1.61 MB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- Contenu : ce mémoire explore l’impact des décisions médicales en oncologie sur la qualité de vie des patients, à travers le regard des soignants non-médecins (infirmières, psychologues, coordinatrices de soins en oncologie). Il s’appuie sur des situations cliniques marquantes ou les traitements ont été poursuivis malgré un bénéfice limité, soulevant ainsi des questionnements sur le respect de la dignité du patient. L’objectif est de comprendre dans quelle mesure les décisions médicales prennent en compte les dimensions éthiques, la qualité de vie et le respect de la personne soignée. Méthodes : une démarche qualitative par entretiens semi-directifs a été menée auprès de 12 professionnelles du service oncologique d’un hôpital universitaires (7 infirmières, 3 coordinatrices, 2 psychologues), ayant au moins 5 ans d’expérience. Les entretiens ont été réalisés entre mars et avril 2025. Les données ont été analysées par méthode thématique, enrichie par une analyse lexicale à l’aide de l’outil EMOTAIX pour identifier les émotions dominantes exprimées (colère, frustration, tristesse). Résultats : Trois axes principaux ressortent : 1. limites éthiques : des tensions existent entre les décisions médicales et les valeurs soignantes, notamment en fin de vie. Plusieurs professionnelles interrogées ont évoqué des cas ou les traitements ont été prolongés malgré un bénéfice incertain, suscitant un sentiment de frustration lié à un manque de concertation interdisciplinaire. 2. respect de la dignité : l’ensemble des participantes souligne l’importance d’une approche globale, centrée sur la personne. Toutefois, des contraintes institutionnelles telles que le manque de temps, le retrait des médecins ou encore des conditions matérielles défavorables peuvent compromettre la mise en œuvre concrète de ce principe. 3. Qualité de vie : bien que reconnue comme une dimension centrale du soin, la qualité de vie demeure insuffisamment prise en compte dans les décisions thérapeutiques. Cette faiblesse s’explique par l’absence d’outils formalisés d’évaluation et par la sous-représentation de la parole soignante dans les espaces décisionnels. Mots clés : dignité, éthique clinique, relation soignant soigné, soins infirmiers, oncologie, cancer.