Etude de l’intégration des formats numériques à l’aide d’un paradigme comportemental : Les formats symboliques et non symboliques activent-ils une représentation commune ou distincte des magnitudes ?
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- Ce mémoire s’intéresse à une question qui demeure au cœur d’un débat. Dès notre plus jeune âge, nous sommes capables de traiter les quantités. Nous traitons les quantités au travers de deux formats différents : le format symbolique (chiffres) et non-symbolique (les ensembles de points). La question qui reste sans réponse concerne l’intégration de ces différents formats. Est-ce qu’ils activent une seule et même représentation de la magnitude ? Ou bien est-ce qu’ils sont encodés séparément ? Pour répondre à cette question, cette étude a réalisé une tâche comportementale de correspondance, afin d’explorer la présence ou non d’un effet de distance. Cet effet est un indicateur fiable de l’intégration des magnitudes. Pour construire notre expérience, nous avons identifié les limites méthodologiques dans la littérature scientifique antérieure et nous avons proposé un nouveau paradigme afin de les surmonter. Nous avons proposé aux participants une tâche de correspondance, sous forme de carte à jouer, les participants devaient indiquer si le format symbolique (le chiffre arabe) correspondait au non-symbolique (nombre d’éléments affichés). Trois types de stimuli ont été présentés : congruent (les quantités correspondaient), légèrement discordant (les quantités étaient différentes, mais minimes, par exemple : « 2 représenté trois fois ») et fortement discordants (l’écart était grand, par exemple : « 3 représenté sept fois »). Notre hypothèse de recherche était que les correspondances légèrement discordantes devaient démontrer la présence d’un effet de distance, si l’intégration de la magnitude était commune. Nos résultats ont montré que les fortes discordances sont détectées plus rapidement que les légères discordances. Ce qui suggère qu’effectivement l’intégration de la magnitude dépend d’un système représentationnel commun. Cette étude s’inscrit dans un travail plus large et n’est pas une réponse définitive à cette question, mais elle permet de mieux comprendre comment les humains traitent les quantités numériques.