Le fézolinétant est-il une option non hormonale sûre et efficace pour le traitement des symptômes vasomoteurs chez les femmes ménopausées ?
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- Les symptômes vasomoteurs, tels que les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes, figurent parmi les symptômes les plus fréquents de la ménopause, avec un impact négatif sur la qualité de vie. Le traitement hormonal substitutif demeure le traitement de premier choix, bien qu’il présente certaines limites et contre-indications. Des alternatives non hormonales existent, mais leur efficacité est modérée. La mise en évidence du rôle des neurones KNDy dans la genèse des bouffées de chaleur a conduit au développement des antagonistes du récepteur de la neurokinine 3 (NK3R). L’objectif est d’évaluer l’efficacité et l’innocuité du fézolinétant à la dose de 45 mg, le seul antagoniste sélectif du récepteur NK3 ayant obtenu une autorisation de mise sur le marché pour le traitement des symptômes vasomoteurs modérés à sévères. Pour ce faire, ce mémoire s’appuie sur les résultats des études cliniques, ainsi que sur des méta-analyses, afin d’évaluer les différentes doses établies dans les études, avant de se focaliser sur les doses de 30 mg et 45 mg. Ces deux doses se sont révélées efficaces dans les études pionnières SKYLIGHT 1 et 2. L’étude DAYLIGHT a confirmé l’efficacité de la dose de 45 mg chez des participantes ne pouvant pas recevoir un traitement hormonal. De plus, cette dose s’est distinguée par une amélioration notable de la qualité du sommeil et de la qualité de vie. En ce qui concerne la sécurité, des cas d’atteintes hépatiques signalés après la commercialisation du traitement, ainsi que des cas de néoplasies observés au cours des essais cliniques, soulèvent des questions quant à la balance bénéfice-risque du traitement.