Quels sont les résultats des programmes d’intervention sur les stratégies de coping chez les adolescents présentant un trouble du spectre de l’autisme ? Une revue systématique de la littérature

(2026)

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Le trouble du spectre de l’autisme (TSA) est l'un des troubles neurodéveloppementaux les plus fréquents. L'adolescence est une période particulièrement vulnérable pour ces jeunes : les exigences sociales et psychologiques augmentent, et des comorbidités comme l'anxiété sont plus marquées. Face à ces défis, les stratégies de coping, telles que définies par Lazarus et Folkman (1984), jouent un rôle central pour s'adapter aux situations stressantes. Ce mémoire fait le point sur les résultats des programmes d'intervention ciblant les stratégies de coping chez les adolescents présentant un TSA. Pour ce faire, une revue systématique de la littérature a été menée, en s’appuyant sur le modèle PICO. La recherche a été effectuée dans quatre bases de données (PubMed, PsycINFO, Embase et Scopus) et a abouti à la sélection de 23 études. Les résultats montrent des effets globalement positifs, principalement sur la réduction de l'anxiété, qui sert d’indicateur indirect du coping. Les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) adaptées au TSA, notamment le programme BIACA, montrent de meilleurs résultats que les TCC standards comme le Coping Cat, comme le démontrent Wood et al. (2020). D'autres programmes ciblant des dimensions plus spécifiques au TSA, comme le RAP-ASD (Shochet et al., 2022), montrent aussi des effets prometteurs sur le sentiment d'efficacité face au coping. C’est surtout le coping comportemental qui s'améliore, avec une diminution de l'évitement et une augmentation de la résolution de problèmes, la phase d'exposition semblant plus déterminante que la restructuration cognitive. Ces résultats restent toutefois à interpréter avec prudence : le coping est rarement mesuré directement, les échantillons sont peu diversifiés et les évaluations des parents et jeunes divergent souvent. Les recherches futures gagneraient à cibler plus précisément la tranche d’âge adolescente, à inclure des profils plus diversifiés et à développer des outils de mesure du coping mieux adaptés au TSA.