Hostilités contre les humanitaires intervenant dans le contexte d’épidémie Ebola en Afrique, comprendre les facteurs explicatifs

(2025)

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IYELI HABARI_0127-23-00_2024-2025.pdf
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Les épidémies Ébola que le monde a connu ont plus eu lieu en Afrique dont les deux plus importantes à savoir l’épidémie Ebola de l’Afrique de l’Ouest de 2013 à 2016 et la dixième de la RDC 2018 à 2020. Ces dernières se sont caractérisées par un nombre important de personnes touchées mais aussi de décès. Une chose que beaucoup semblent négliger et d’autres apprennent à vite oublier c’est le nombre important des attaques qu’ont connu des acteurs engagés dans la riposte contre ces épidémies. Ces attaques ont été pour la plupart de cas perpétrées par les bénéficiaires de projets portés par ces acteurs de ripostes. De quels types de violences ces humanitaires étaient victimes ? Quelles ont été les raisons ou facteurs ayant justifié ces actes ? c’est dans cet optique que ce travail de fin d’étude est effectué. Notre travail a pour objectif majeurs de fournir les informations pertinentes relatives aux relations tendues entre acteurs de ripostes Ebola et communautés bénéficiaires lors de deux plus grandes épidémies. Méthodologie Nous avons procédé à une revue de la littérature sur 15 articles autours de la problématique et 7 entretiens semi directifs ont été effectués auprès des informateurs clés Les humanitaires engagés dans la riposte contre Ebola ont été victime de différents types de violences dont le refus de collaboration, les entraves, la destruction de biens et équipements commis à la riposte, des insultes et menaces verbales ainsi que des agressions physiques ayant conduit au meurtre d’un acteur en 2019 à Nord Kivu. Les causes de ces comportements sont multi factoriels dont les causes psychosociales (rumeurs et perceptions erronées), les défaillances dans la gestion de la crise, la létalité du virus Ebola le tous dans un contexte marqué par l’insécurité et les tensions sociales pour le cas de l’Est de la RDC. Conclusion : les résultats de ce travail plaident pour une prise en compte de plusieurs par les gestionnaires de situations de crises pareilles pour éviter le pire.