Hériter de la prison : entre la mémoire collective et les nouveaux usages

(2026)

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La prison panoptique de Saint-Gilles, construite à Bruxelles en 1884 selon le régime cellulaire belge, suscite aujourd’hui des interrogations quant à son avenir. Ce mémoire interroge les conditions d’une reconversion qui articule trois dimensions, souvent traitées séparément : la forme architecturale panoptique, la mémoire collective du lieu et son inscription dans la ville. La partie théorique croise trois champs : l’histoire carcérale, le patrimoine difficile et les théories de l’usage. De ce croisement émergent trois postures formant un triptyque. Faire avec ce qui résiste pour la forme. Activer plutôt que de conserver pour la mémoire. Programmer avec justesse pour les usages. Chaque approche influence les autres. Ensemble, elles constituent le socle d’une démarche de reconversion cohérente. La partie pratique applique ces principes au cas de la prison de Saint-Gilles. Encore en activité, elle est située en plein tissu urbain bruxellois et chargée d’une mémoire qui dérange. C’est là que le choix des usages devient un véritable outil critique. Celui qui relie la forme qui résiste, la mémoire qui persiste et la ville qui attend.