Étude qualitative sur le vécu et le ressenti d’adolescents garçons vivant dans un service résidentiel pour la jeunesse en Wallonie : Construction de l’identité masculine et le développement des compétences émotionnelles à travers la socialisation genrée.
Files
DHaeyer_67952400_2026_Annexe1,Annexe2,Annexe3,Annexe4,Anexxe5,Annexe6.pdf
UCLouvain restricted access - Adobe PDF
- 882.53 KB
Dhaeyer_67952400_2026_Annexe7,Annexe8.pdf
Closed access - Adobe PDF
- 555.24 KB
Dhaeyer_67952400_2026.pdf
UCLouvain restricted access - Adobe PDF
- 815.86 KB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- Ce mémoire explore la manière dont les adolescents garçons vivant dans un SRJ en Wallonie mobilisent leurs compétences émotionnelles et s’intéresse plus particulièrement à la façon dont les normes de genre apprises par la socialisation genrée affectent les compétences émotionnelles des jeunes garçons. Tout d’abord, une revue de la littérature existante a permis d’identifier les obstacles émotionnels rencontrés par les garçons et de montrer comment les normes de la masculinité hégémonique poussent ces derniers à se conformer aux attentes sociales prônant l’inhibition émotionnelle, avec des conséquences néfastes sur la santé mentale des adolescents. Par la suite, une étude qualitative et exploratoire a été menée sur base d’entretiens semi- directifs auprès de jeunes garçons vivant dans un service résidentiel pour la jeunesse (SRJ) en Wallonie. Les résultats de l’étude révèlent que ces adolescents présentent des difficultés dans plusieurs compétences émotionnelles. Leurs récits apportent un éclairage sur la façon dont les garçons se conforment aux attentes de genre, particulièrement dans le contexte de l’expression et de la régulation émotionnelle au sein d’un milieu institutionnel perçu comme insécurisant. Face aux situations à forte valence émotionnelle, ces garçons privilégient des réponses agressives et une régulation émotionnelle permettant de maintenir une image de soi en cohérence avec les attentes masculines. Enfin, les discours révèlent un sentiment de solitude face au manque de connexion et d’amitiés intimes avec les pairs, sentiment qui s’enracine dans la stigmatisation de la vulnérabilité chez les garçons. Le vécu des participants témoigne de la nécessité d’offrir des modèles d’identification variés au sein des institutions de prise en charge et de l’importance de la valorisation des activités permettant le développement des habiletés émotionnelles.