Influence du contexte relationnel du personnel scolaire sur leur perception de la prévention du tabagisme en milieu scolaire
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- Contenu : Ce mémoire s’intéresse à la manière dont les relations entre les membres du personnel scolaire influencent leur perception de l’engagement de leur établissement dans la prévention du tabagisme. Bien que des politiques anti-tabac soient en place dans les écoles, leur efficacité varie fortement. L’étude pose comme hypothèse que ces différences sont en parties dues aux dynamiques relationnelles internes : climat de soutien entre collègues, normes partagées, ou perception du consensus. Méthode : Pour répondre à cette problématique, une recherche a été menée dans le cadre du projet ADHAirE, portant sur 20 écoles secondaires du Hainaut, une région fortement touchée par le tabagisme. L’échantillon comprend 614 membres du personnel scolaire (enseignants, éducateurs, direction, personnel infirmier, ..). La collecte de données s’est faite par questionnaire en ligne, et les données analysées proviennent de cette première phase. L’étude mobilise des méthodes statistiques quantitatives, dont des analyses descriptives, des tableaux croisés et deux modèles de régression multinomiale. La variable dépendante est la perception de l’implication de l’école dans la prévention du tabac (« trop ou assez », « pas assez », « pas d’opinion »). Les variables explicatives incluent des dimensions sociodémographiques, des perceptions de soutien, et des mesures issues de l’analyse des réseaux relationnels professionnels.Résultats : Les résultats montrent que le soutien perçu des collègues et des parents a un impact significatif sur la perception positive de la prévention. Par ailleurs, la proportion de collègues partageant une même opinion influence fortement la perception individuelle : les membres du personnel entourés de collègues critiques sont plus enclins à juger l’école inefficace. À l’inverse, ceux dont les collègues considèrent que l’école en fait assez partagent plus fréquemment cette opinion. Les caractéristiques individuelles (âge, sexe) ou de réseau (proportion de fumeurs, genre, âge des collègues) n’ont pas montré d’effet significatif. Ces résultats soulignent l’importance du climat social professionnel dans l’adhésion aux politiques de prévention. Le soutien social et la perception de normes collectives favorables apparaissent comme des leviers essentiels pour améliorer la mise en œuvre des politiques antitabac à l’école. Ainsi, au-delà des mesures institutionnelles, le renforcement des dynamiques de collaboration et de cohésion d’équipe pourrait renforcer leur efficacité.