Enseignements de la covid-19 pour l’habiter : leviers socio-spatiaux pour améliorer les sphères du logement, travail et communautaire/social
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- Le but de ce travail est de penser l’habiter en tenant compte du contexte et notamment celui de la covid-19. Le concept de l’habiter mobilisé dépasse celui du logement. Il s’agit d’occuper un lieu. Notre postulat est que la pandémie aura des effets durables en matière d’usages des sphères logement, travail et communautaire/social. Ainsi, il devient primordial de tenir compte de ces enjeux dans les projets architecturaux. Pour cela, la partie théorique consiste à analyser deux références. Caroline Moser développe la notion du « triple rôle » productif, reproductif et celui de gestion communautaire. Sur le plan spatial, l’auteure aborde les sphères logement et travail. Ray Oldenburg, quant à lui, distingue trois spatialités nécessaires à un équilibre socio-psychologique : le domicile, le travail et le tiers-lieu. Cependant, nous soulevons que ces sphères ont été mises à l’épreuve par le contexte de la pandémie. En matière de catalogue, Le projet « Esperanto » intègre les notions de logement, de travail, de communautaire/social et de public. Ce sont ces leviers que nous avons mobilisés pour notre TFE. Afin d’affiner notre compréhension des usages et des besoins des habitants, nous avons mobilisé la méthodologie de l’entretien. Pour notre projet, nous avons choisi un édifice du patrimoine vacant de la Région de Bruxelles-Capitale. C’est une manière également de tenir compte du contexte car la vacance est un phénomène qui s’est accentué avec le télétravail en période de confinement. Notre projet intègre les sphères du logement, du travail, du communautaire/social et du public. Ces sphères sont conciliées à l’aide d’une scénographie qui prend forme par un jeu de déambulation d’une sphère à une autre. Elles se déclinent de l’intime au communautaire en allant jusqu’à s’ouvrir au public. Par la programmation de la sphère « public » de notre projet, nous soutenons une ambition, à l’échelle de la Région de Bruxelles-Capitale, celle de la « ville du quart d’heure ». Ainsi, nous avons travaillé sur une question originale et d’actualité. En plus, au-delà de l’aspect conjoncturel du contexte de la pandémie de la Covid-19, nous partons du principe que certains changements seront installés durablement.