Place et limites actuelles de l’immunothérapie dans les carcinomes des glandes salivaires : rôle des biomarqueurs et du microenvironnement tumoral

(2026)

Files

Laamoumi_Safa_74281800_2025-2026.pdf
  • UCLouvain restricted access
  • Adobe PDF
  • 514.55 KB

Details

Supervisors
Faculty
Degree label
Abstract
Les carcinomes des glandes salivaires constituent un groupe rare et hétérogène de cancers de la tête et du cou, caractérisé par une grande diversité histologique, moléculaire et immunologique. Dans les formes avancées, récidivantes ou métastatiques, les options systémiques restent limitées, ce qui justifie l’intérêt porté à l’immunothérapie, notamment aux inhibiteurs de points de contrôle immunitaire ciblant l’axe PD-1/PD-L1. Ce mémoire bibliographique évalue la place actuelle de l’immunothérapie dans ces tumeurs, en analysant les données cliniques disponibles, les réponses observées selon les principaux sous-types étudiés : le carcinome adénoïde kystique (ACC), le carcinome des canaux salivaires (SDC) et le carcinome mucoépidermoïde (MEC) ainsi que le rôle des biomarqueurs et du microenvironnement tumoral. Les résultats montrent une efficacité globalement modeste, avec des réponses objectives peu fréquentes et hétérogènes. L’ACC apparaît peu sensible aux inhibiteurs de points de contrôle, le SDC présente certains signaux de réponse, tandis que les données restent insuffisantes pour conclure clairement dans le MEC. Ces limites semblent liées à plusieurs facteurs, notamment la faible charge mutationnelle de certaines tumeurs, l’infiltration lymphocytaire variable, l’expression inconstante de PD-L1 et un microenvironnement parfois immunosuppresseur. Ainsi, l’immunothérapie ne constitue pas une option universelle dans les carcinomes des glandes salivaires, mais pourrait trouver une place plus ciblée chez des patients mieux sélectionnés, sur la base d’une combinaison de biomarqueurs et d’une meilleure caractérisation du microenvironnement tumoral.