Dans quelle mesure la participation des femmes kurdes à la lutte armée en Syrie en 2014 résulte-t-elle d’un processus d’émancipation individuelle et collective, ou d’une instrumentalisation politique au service du projet national kurde ?
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- En 2014, la bataille de Kobané met en lumière la participation des femmes kurdes des YPJ dans la lutte contre Daesh et dans l’expérience politique du Rojava. Ce mémoire s’articule autour de la question de recherche suivante : dans quelle mesure la participation des femmes kurdes à la lutte armée en Syrie en 2014 relève-t-elle d’un processus d’émancipation individuelle et collective, ou d’une instrumentalisation au service du projet national kurde ? L’engagement est replacé dans trois dimensions indissociables : les conditions historiques et géopolitiques qui rendent possible l’autonomie kurde en Syrie ; l’évolution idéologique et organisationnelle du mouvement kurde, qui fait de la “libération des femmes” un principe structurant et l’inscrit dans des dispositifs concrets ; enfin, les ressorts vécus de la mobilisation en 2014 (menace existentielle, autodéfense, trajectoires personnelles, ruptures avec certaines normes familiales, socialisation militante). Il en ressort une réalité ambivalente : des transformations et des marges d’autonomie effectives pour les combattantes, mais aussi un engagement façonné par la guerre, la discipline et les usages politiques de la figure de la femme dans les conflits armés.