La voie magnocellulaire et la dyslexie : évaluation à travers le « Flicker Fusion Thresholds », chez l'adulte dyslexique

(2026)

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La dyslexie est un trouble spécifique des apprentissages de la lecture dont les causes font l’objet de débats depuis de nombreuses années. Nous nous intéressons plus particulièrement à la théorie magnocellulaire qui postule qu’un déficit de la voie visuelle magnocellulaire serait à l’origine des manifestations cliniques du trouble de lecture. Cette étude s’inscrit dans l’analyse du rôle de la voie magnocellulaire sur les compétences en lecture et de la place qu’occupe un déficit de celle-ci au sein de la population dyslexique. L’exploration d’un potentiel déficit magnocellulaire au sein de la population dyslexique a constitué l’objet de notre problématique de recherche. L’objectif était d’estimer la prévalence d’un indice de déficit de la voie magnocellulaire parmi notre échantillon. A travers la tâche du Flicker fusion thresholds (FFT), inspirée de l’étude de Peters et al. (2020), nous avons comparé les performances de la perception temporelle chez 70 participants adultes dyslexiques à la moyenne d’un groupe d’adultes normo-lecteurs (n=110). Nous avons identifié la fréquence temporelle maximale, à laquelle le clignotement lumineux est détecté, de chaque participant. Par le biais du calcul de Z-scores, nos résultats ont permis d’estimer une prévalence d’un indice de déficit de la voie magnocellulaire au sein de notre échantillon d’adultes dyslexiques. Nous avons également rendu compte de l’impact des décisions statistiques arbitraires sur notre calcul de la prévalence. Par ailleurs, une observation des données qualitatives de certains participants dyslexiques a complété nos résultats, afin de mettre en perspective leur tableau clinique avec la théorie de la voie magnocellulaire. Pour conclure, cette étude vient étayer la littérature sur cette théorie en confirmant l’existence d’un déficit, tout en nuançant que ce déficit témoigne d’une hétérogénéité de performances et qu’il semble concerner qu’une proportion de la population dyslexique.